Dragon de Gomiecourt (Edmond-Gothelon)

(19 février 1889 - 8 octobre 1918) 



Edmond-Gothelon Dragon de Gomiécourt est né à Pontivy, dans le Morbihan, le 19 février 1889. Entré à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1908 (promotion "de Mauritanie"), il en sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant. 

Lorsque commence la guerre, il est lieutenant depuis le 1er octobre 1912 et chef de peloton au 5e Cuirassiers (en garnison à Tours). Il connaît le baptême du feu dans le nord de la Woëvre, puis participe à tous les combats auxquels son régiment et sa division (la 7e D.C.) sont impliqués. 

Après la "Course à la Mer" de l'automne 1914, la cavalerie se trouve inutile dans la guerre moderne. Comme les autres armes, elle doit prendre les tranchées et renoncer à ses rêves de charges et de folles chevauchées. Edmond-Gothelon Dragon de Gomiécourt prend sa part de cette mutation et délaisse son cheval pour commencer une vie de fantassin. En juillet 1915, une citation et la Croix de Guerre récompensent son comportement au feu. 

Cependant, comme l'avenir de la cavalerie d'antan paraît de plus en plus sombre au fur et à mesure de la guerre de positions, l'officier, devenu capitaine entre temps, choisit de demander sa mutation pour une arme plus active et plus moderne. Ce sera l'artillerie. Après une période d'instruction, il est affecté au 28e R.A.C. en janvier 1918. 

Le 1er octobre suivant, alors que l'offensive de Champagne bat son plein, il est grièvement blessé près de Sainte-Marie-à-Py. Évacué sur Troyes, il y décède de ses blessures une semaine plus tard. La Légion d'Honneur à titre posthume est l'ultime récompense pour cet officier témoin de l'agonie de son arme d'origine et, par suite, acteur des profondes mutations de l'armée française. 

le lundi, 25 janvier 2016 posté dans la catégorie D