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Baïonnette

Lame pointue qui se fixe au bout d’un fusil, mesurant pour le modèle destiné au fusil Lebel 1886 environ 60cm et pesant 475 g.

 

En France, la baïonnette est un véritable symbole national et rappelle combien, dans ce pays, les conceptions militaires de la Belle époque sont basées sur la force du choc. Rendue caduque par la guerre des tranchées, elle n’en demeure pas moins présente dans les représentations mentales des populations de l’arrière, toujours persuadées que la percée des lignes ennemies est possible.


Balles (obus à)

Shrapnell.  Munition utilisée en priorité contre des groupes d’individus plutôt que sur des bâtiments.


Ballon captif

Aéronef plus léger que l’air relié au sol par un câble et permettant l’observation des lignes ennemies.


Bande molletière

Bande de drap faisant partie de l’uniforme bleu horizon et que les poilus doivent enrouler autour de leurs mollets. Cet équipement a pour but d’empêcher que la boue et/ou l’eau ne rentre dans les brodequins et remplace ainsi les bottes, beaucoup plus coûteuses en cuir.


Banquette de tir

Dispositif placé dans une tranchée permettant à un combattant de s’installer plus confortablement en position de tir.


Baptême du feu

Première expérience de combat d’un militaire.

 


Barbelés

Se dit d’un fil hérissé de pointes métalliques. Lors de la guerre de positions, des kilomètres de fils barbelés sont déroulés le long des tranchées, dans le but de se prévenir contre toute éventuelle intrusion ennemie.
Le paradoxe de ces défenses est qu’elles empêchent également toute sortie des tranchées, et obligent ainsi les hommes à pratiquer des entailles dans leur propre réseau de barbelés avant toute attaque. De même, de part et d’autre, l’artillerie se révèle bien souvent incapable de réduire à néant les réseaux de barbelés adverses. Aussi, bien que très simple, le barbelé s’affirme comme l’une des armes les plus efficaces de la Première Guerre mondiale.


Barda

Terme d’argot employé par les poilus et désormais passé dans le vocabulaire courant désignant le havresac des fantassins. Par extension, il qualifie tous les effets, personnels et réglementaires, qu’un homme du rang porte avec lui.


Barrage (tir de)

Tir d’artillerie ayant pour but de faire barrage à l’ennemi, d’empêcher sa progression.


Barrage roulant (tir de)

Tir de barrage dont la cadence est fixée à l’avance afin que l’infanterie puisse progresser derrière le rideau protecteur constitué par les obus s’abattant sur le champ de bataille.
Un tel tir nécessite une parfaite liaison entre l’infanterie et l’artillerie et il n’est pas rare que de telles opérations échouent, soit que l’infanterie avance trop vite, soit que le barrage décolle, c’est-à-dire que l’artillerie tire trop loin, laissant les fantassins seuls en rase campagne.


Bataillon

Fraction de régiment comprenant le plus souvent quatre compagnies soit environ mille hommes. Le bataillon est en 1914 généralement commandé par un chef de bataillon, autrement désigné par le grade de commandant.


Bataillon (chef de)

Officier supérieur dont le grade est compris entre celui de capitaine et celui de lieutenant-colonel. Il arbore quatre galons. Le grade de chef de bataillon est synonyme de celui de commandant.

 

 


Bataillon (théorie des gros)

Doctrine qui en 1914 confère non seulement la prééminence à l’infanterie sur le champ de bataille mais, de surcroît, tend à mesurer la puissance d’une armée au nombre de soldats qu’elle peut enrôler.


Batterie (canon en)

Un canon est dit en batterie quand il est dirigé vers l’ennemi, prêt à tirer.


Batterie (d’artillerie)

Ensemble coordonné de quarte pièces d’artillerie et de tous les éléments nécessaires à leur mise en place et  à leur fonctionnement : chevaux, téléphonistes, munitions… Au total, une batterie regroupe quatre officiers, 170 sous-officiers et canonniers et plus de 150 chevaux de selle et d’attelage.
Une batterie d’artillerie est théoriquement aux ordres d’un capitaine et les carnets de guerre de Jean Leddet permettent de bien se rendre compte de la réalité du fonctionnement d’une telle unité entre 1914 et 1918.